La construction d’un voilier pour préserver la santé des océans
«C’est un préparateur très expérimenté qui a travaillé avec des écuries professionnelles en France.
Il a apporté une contribution significative et nous a aidé à gérer les aspects les plus complexes de la construction. Nous sommes particulièrement satisfait du résultat final. Le voilier répond à des critères de qualité structurelle élevés, les performances seront au rendez-vous» conclut Éric Tabardel. Les prochaines semaines permettront d’achever les aménagements intérieurs, de terminer l’installation du moteur et des systèmes de ballast. La mise à l’eau est prévue pour le printemps 2008.
Montréal le 25 juillet 2007 - La construction du monocoque Classe 40 Bleu, qui a débuté depuis 18 mois à Montréal, a franchi avec succès plusieurs étapes importantes. La coque et le pont sont prêts à être assemblés et l’ensemble des éléments structurels (cloisons et varangues) est maintenant en place. Le chantier a bénéficié du savoir-faire du constructeur néo-zélandais Chris Sayer, qui a rejoint l’équipe de Bleu Voile Océanique au cours des derniers mois. «Chris possède beaucoup de connaissances dans les techniques de construction composites» indique le skipper Éric Tabardel.
La sensibilisation aux enjeux environnementaux
Le Défi Bleu Voile Océanique n’est pas seulement un projet de course au large, mais se veut également le point de départ d’une campagne de sensibilisation du grand public aux problèmes que pose un grand nombre d’activités humaines sur la santé des océans.Les apports de substances polluantes drainées par les cours d’eau, la prolifération de déchets flottants en matières plastiques, l’accroissement significatif du transport maritime et les dégâts inhérents causés par les armateurs peu scrupuleux et enfin les prélèvements abusifs d’un grand nombre d’espèces de poissons sont autant d’éléments qui menacent de bouleverser l’équilibre écologique des océans. La pêche intensive, notamment des grands pélagiques migrateurs comme le thon, fait peser des menaces sur la survie même des espèces en question. Les pourcentages de stocks de poissons surexploités ont plus que doublé entre 1970 et 2002 et l’on estime aujourd’hui que plus de 52% d’entre eux ont atteint les limites de la surexploitation.
Pourtant, les solutions existent : un mode de vie moins accès sur la consommation, une réglementation internationale plus sévère sur le commerce maritime afin de supprimer des mers les navires poubelles, sanctionner les déversements volontaires et prévenir les accidents, limiter la surexploitation par un contrôle international des quotas de pêche, un moratoire sur les chalut et les dragues de fond, le développement de la pisciculture en contrôlant son impact environnemental pour soulager la pression de pêche sur la ressource, interdire l’utilisation des sacs plastiques, limiter les rejets polluants dans l’eau qui fini toujours à la mer… C’est à nous, citoyens, de faire pression sur nos gouvernements pour sauver les océans avant qu’il ne soit trop tard.
Le Classe 40 Bleu prendra le départ de la Transat Québec—Saint-Malo en juillet 2008. Outre ses ambitions sportives, sa mission consistera à attirer l’attention du public sur la nécessité de protéger la richesse et la beauté de la vie marine.

Source : Damien De Pas, Jean-Philippe Détolle
Tél. 514 528 7574
http://www.bleuvoileoceanique.com/